
Portillon double battant : cotes, ferrure et pose à Roanne
Portillon à deux vantaux : largeurs de passage, sens d'ouverture, scellement dans des piliers anciens et serrure à larder, avec les prix constatés en 2026.
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Un vélo cargo, une remorque de jardin, un canapé le jour du déménagement : trois situations où un portillon d’un seul vantail coince, et où poser un portail complet n’a aucun sens faute de place et de budget. Le portillon à deux vantaux comble exactement cet écart. Au quotidien il se manœuvre comme une porte, sur un seul battant, et libère un mètre quarante à deux mètres d’ouverture le jour où le second vantail est déverrouillé. Dans les cours fermées du centre de Roanne et les venelles de Charlieu, où le recul manque pour un coulissant et où la ferrure vient se sceller dans des piliers de pierre ou de brique, il évite de toucher au mur et de reprendre un seuil.
Ce qu’un second vantail change au passage réel

Un portillon d’un seul tenant atteint sa limite raisonnable vers 1,10 m de largeur. Au-delà, le porte-à-faux devient sensible : le vantail pèse sur ses gonds, l’angle bas côté serrure descend de quelques millimètres par an et finit par racler le pavé. Scinder la même ouverture en deux battants ramène chaque vantail à une masse acceptable et répartit l’effort sur quatre points de rotation au lieu de deux. Le battant courant, appelé vantail de service, s’ouvre seul dix fois par jour ; l’autre, le semi-fixe, reste verrouillé le reste du temps.
| Passage libre visé | Répartition des vantaux | Ce que l’on fait réellement passer |
|---|---|---|
| 1,20 m | 2 x 0,60 m | Piéton, poussette, bac roulant de 240 L |
| 1,40 à 1,60 m | 2 x 0,70 à 0,80 m | Vélo cargo, remorque de jardin, motoculteur |
| 1,80 à 2,00 m | 2 x 0,90 à 1,00 m | Déménagement, palette, petit engin de chantier |
Ces cotes se prennent entre piliers finis, enduit compris, jamais sur le tableau brut. Le métallier retire ensuite son jeu de pose, de l’ordre de 15 à 20 mm par côté, et fixe une garde au sol de 30 à 50 mm selon la planéité du revêtement. Sur une cour pavée ancienne, où l’écart de niveau entre le pied du pilier et le milieu du passage dépasse souvent le centimètre, cette garde se calcule au point haut du sol et non sur une moyenne rassurante.
La hauteur suit la clôture existante : 1,60 m au-dessus d’un muret de lotissement à Perreux ou à Villerest, 1,80 à 1,90 m quand le portillon prolonge un mur de cour du quartier Mulsant. Le remplissage obéit à la même logique que celui d’un portail barreaudé, à cette différence près qu’une largeur de passage réduite tolère la tôle pleine sans obliger à surdimensionner les montants.
Sens d’ouverture, recul et piliers : ce qui se décide sur place
Le sens d’ouverture se tranche avant le dessin, et il se tranche sur le terrain. Un vantail qui bat vers la rue est à proscrire dans une venelle de Charlieu ou sur un trottoir étroit du centre de Roanne : le débattement empiète sur le domaine public et surprend un passant. Reste l’ouverture vers l’intérieur, qui suppose de vérifier le dégagement derrière chaque pilier. Un vantail de 0,90 m réclame 0,90 m de course libre, jardinière, marche de perron ou aile de voiture comprises. Sur une cour en pente, l’ouverture se fait vers le haut du dévers, sinon le battant talonne dès les premiers degrés.
Vient la question qui décide du budget : dans quoi les gonds vont-ils tenir ? Les piliers des cours roannaises n’ont rien d’homogène. Certains sont en granit des monts de la Madeleine, pleins et sans mauvaise surprise. D’autres, montés en brique à l’époque de la bonneterie, cachent un blocage de moellons noyé dans un mortier de chaux maigre. Les plus délicats restent les jambages de pisé simplement enduits, où un scellement classique arrache la terre crue en quelques hivers. Un percement d’essai discret, mené en partie basse à l’emplacement d’un futur gond, renseigne en cinq minutes : la couleur et la finesse de la poussière, la présence d’un vide, la profondeur avant refus disent si le pilier est plein ou fourré.
Trois réponses découlent de ce diagnostic. Maçonnerie pleine : gond à sceller au mortier ou platine chevillée, sans discussion. Maçonnerie fourrée ou brique creuse : scellement chimique avec tamis grillagé, en se tenant à une quinzaine de centimètres au moins de toute arête. Pisé ou pilier fissuré : on renonce à charger la maçonnerie et on implante un poteau relais en tube acier, scellé dans un massif béton devant le jambage, qui reçoit la ferrure et laisse le pilier tranquille. Cette solution alourdit le devis, mais elle sauve un ouvrage ancien qu’aucun scellement ne rattraperait.
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Serrure à larder, gâche et blocage du semi-fixe
Sur un portillon acier, la serrure à larder s’encastre dans le montant tubulaire du vantail de service. Elle suppose un tube de 40 x 40 mm au minimum, plus confortablement de 50 x 50, pour loger le coffre et respecter l’axe de la béquille. Rien ne dépasse, la ligne du vantail reste nette, et le cylindre européen se remplace ensuite avec les mêmes précautions que pour tout changement de cylindre sur une porte d’entrée. La variante en applique, boîtier vissé côté intérieur, coûte moins cher et s’accommode d’un profil trop fin pour être entaillé, au prix d’une saillie visible.
Un point que beaucoup de devis expédient en une ligne mérite mieux : le pêne ne vient pas mordre le pilier, il s’engage dans une gâche du semi-fixe. La tenue de l’ensemble dépend donc entièrement de l’immobilisation de ce second vantail, et trois dispositifs se partagent le terrain. La crémone à bascule commande deux tringles depuis une poignée unique, l’une vers une gâche haute, l’autre vers une douille scellée au sol : la manœuvre est la plus confortable et la mieux adaptée à un vantail large. Les verrous baïonnette haut et bas coûtent moins cher et demandent deux gestes. Le simple verrou à coulisse en partie basse reste le minimum acceptable, à réserver aux passages abrités.
La douille de sol mérite une attention particulière dans la plaine du Roannais. Un logement borgne se remplit d’eau, de gravier et de feuilles ; sous les gelées répétées et les brouillards givrants de janvier, la tringle prend dans la glace et le second vantail reste bloqué jusqu’au redoux. Une douille drainée, percée en fond et posée sur un lit de gravier, écarte le problème pour un quart d’heure de travail supplémentaire.
Deux détails achèvent l’ensemble. Un profil de recouvrement au battement central masque le jour entre les vantaux et interdit d’atteindre le pêne depuis l’extérieur. Un contre-gond ou une goupille anti-dégondage sur chaque paumelle empêche de soulever un vantail à deux mains, geste évident sur un portillon léger. Des butées au sol limitent enfin la course à l’ouverture et évitent qu’un coup de vent ne plie une paumelle contre le mur.
Ce qui fait bouger le devis et le délai

| Poste | Ordre de grandeur 2026 | Ce qui fait varier |
|---|---|---|
| Deux vantaux barreaudés, 1,40 m de passage | 1 400 à 2 600 € | Section des montants, hauteur, densité du barreaudage |
| Deux vantaux en tôle pleine ou lames ajourées | 2 000 à 3 400 € | Poids par vantail, renforts, exposition au vent |
| Serrurerie complète, serrure à larder, crémone, butées | 250 à 600 € | Type de crémone, cylindre, poignée |
| Galvanisation puis thermolaquage | 20 à 30 % de l’ouvrage | Surface développée, teinte, retouches après soudure |
| Dépose de l’ancien et reprise des scellements | 200 à 700 € | État des piliers, poteau relais éventuel |
Ces montants sont des ordres de grandeur relevés sur le marché français en 2026, pose comprise sauf mention contraire, et non des tarifs fermes : l’état des jambages déplace à lui seul le total de plusieurs centaines d’euros. Côté calendrier, le cycle habituel enchaîne relevé sur place, plan de fabrication validé, débit et soudure en atelier, traitement de surface puis pose, sur quatre à huit semaines selon la charge de l’atelier et le passage au bain de galvanisation, presque toujours sous-traité.
Pour comparer deux propositions, cinq lignes suffisent : la section et l’épaisseur des tubes, la nature du remplissage, le traitement retenu (galvanisation à chaud puis thermolaquage, ou peinture directe sur métal brut, dont la tenue en plaine humide n’a rien de comparable), le détail de la serrurerie, et le mode de fixation arrêté après sondage des piliers. Un professionnel qui chiffre sans être venu voir les jambages ne peut pas s’engager sur ce dernier point. Les autres critères de lecture d’un devis acier figurent dans la rubrique ouvrages métalliques, et le déroulé d’un projet sur mesure côté atelier sur la page métallier à Roanne.
Une demande déposée sur ce site est orientée vers des professionnels partenaires du Roannais selon la commune et la nature de l’ouvrage. Deux éléments suffisent à obtenir un premier ordre de prix sérieux : la cote relevée entre piliers finis et une photo des jambages, prise de face et en pied.